lundi 7 décembre 2015

Le sens de la vie

Un sourire
Qui passe
De ses lèvres à mes lèvres.

jeudi 15 octobre 2015

Le silure albinos

Une grosse masse blanche au pied du pont
Une grosse masse blanche qui ne bouge pas
Une grosse masse blanche, la gueule ouverte
Au pied du pont
Qui ne bouge pas
La gueule ouverte
Une grosse masse blanche, dégueulasse
Une grosse masse blanche, repoussante
La gueule ouverte, béante
Une grosse masse blanche
Immobile, là
Au pied du pont.

samedi 10 octobre 2015

mercredi 7 octobre 2015

Bonjour

En harmonie avec tout le monde
En harmonie avec chacun
Dans la foule, au milieu.

mardi 6 octobre 2015

Mytho

Une petite pluie fine.
- "Je suis à Paris. C'est le déluge".
Le bus file d'un arrêt à l'autre.
- "Du coup, tout est bloqué".

vendredi 2 octobre 2015

Aucune

Dans l'éclatante vérité de l'instant
Il n'y a pas de place pour la pensée.

Aucune place
Aucune.

Pas de place pour la pensée
Aucun espace pour la laisser respirer.

Aucune place, aucune, pour la pensée
Seulement la liberté.

De là à là
Et d'ici à ici
Juste la liberté
Impensable liberté.

Pas de pensée
L'inconnu.

jeudi 1 octobre 2015

Alors, la psychanalyse...

Dans l'éclatante vérité du moment
Il n'y a pas de place pour la pensée.

mercredi 19 août 2015

Une impression

Le mental ne peut comprendre ce qui de passe en nous profondément.

Ce qui se passe en nous profondément ressort de la génétique, de l'éducation, de l'environnement, de l'expérience, des habitudes. Ce qui se passe en nous est le fait de nombreux facteurs difficiles à discerner.
Le mental ne peut qu'attraper des bribes de ces mouvements et dire : "oh, c'est donc ainsi que ça se passe !" Ajouter : "qu'est ce que ce truc fout là ?! Ce truc devrait être ici !" Encore : "voilà, c'est bien, je vais pouvoir changer ceci, influer sur cela, être plus efficace, arriver à mes fins (ou je me sens plus fort, ou je suis cette personne et je vais devenir cette autre personne, etc)..."
Le mental n'est qu'une partie de la conscience. Il est mu par les mêmes ressorts que tout le reste. Un tic nerveux à la surface de la peau, c'est pour le muscle qui tressaille comme une nouvelle idée pour le mental.
Il ne faut pas lui accorder une plus grande importance. Le laisser jouer mais ne pas en faire le centre (ou le directeur) de notre vie.

Pour cela, élargir son champ de conscience. Peut-être passer par le corps ? Le corps est à même de nous faire saisir et comprendre beaucoup de choses. Un tic nerveux à la surface de la peau, qu'on laisse nous envahir, et c'est une situation qui s'éclaire. Au delà de ce que le mental pourra jamais, de lui même, embrasser.
Le mental quand il prend trop de place n'aime pas toujours le corps.

Nous sommes beaucoup plus vaste que ce que le mental nous fait croire que nous sommes : non limités, infinis et libres. Et c'est ce qui est fini, aux limites claires et asservi à ses besoins et ressources (notre corps) qui, chaque instant, s'en fait l'écho dans la conscience.

dimanche 26 juillet 2015

La vérité, sans illusion

Au vieux sage, accroupi contre un arbre en retrait du bord de la route, tirant de la fumée d'un mégot collé à ses lèvres, les paupières plissées (et la peau tannée), le jeune méditant,  égaré par les détours (en trompe l'oeil) de la voie, demande, respectueux :
- "Et vous avez fini par trouver un sens à l'existence ?
Un temps.
- Je fume ma cigarette. C'est tout ce que je sais".

vendredi 12 juin 2015

Bruce

- "Papa, le bonhomme de ton livre, il a plus une tête à s'appeler Serge !"

dimanche 7 juin 2015

L'homme vidé

Etre soi n'est pas quelque chose de défini
Soi est un contenant,
Pas un contenu.

L'homme pressé

Vous allez finir par mourir
Et vous serez au même endroit que moi
Exactement au même endroit
Pas plus loin
Pas un pouce plus loin.

mercredi 3 juin 2015

Metro

- "Qu'est-ce qui se passe ?
C'est une journée de deuil national ?
Pourquoi vous tirez la tronche ?
Qui est-ce qui est décédé ?
Sarkozy ?
Marine Le Pen ?
On s'en fiche !"
Dit le grand gaillard noir.

dimanche 24 mai 2015

La planche

Fais confiance
Allonge-toi
Appuie-toi sur l'eau
Laisse-toi porter.

L'eau est comme l'existence
La vie a besoin de toi.

La vie a besoin de toi
Pour se révéler.

samedi 16 mai 2015

Love, etc.

Tonnerte et foudre
Explosion immobile
Déplace des montagnes.

Perdue

De la main
Qui dit bonsoir
Elle fume
C'est déjà trop tard
Son regard évaporé
Dans le noir
Et ses ombres.

samedi 9 mai 2015

Au centième de seconde

Quelqu'un, une situation, n'est pas amour, bonheur ou tristesse
Joie ou colère
C'est nous
Semi-remorques bourrés d'explosifs.

Au quart de tour

C'était un week-end de mai
Où les fleurs étaient sauvages
Et la lumière bleue à l'horizon
Nous voguions vers un ailleurs
A nous indéfini
Sinon de vagues idées
De fortes envies
Et notre amour, mon amour.

mardi 21 avril 2015

Note de lecture : Bruce Chatwin, La sagesse du nomade

Oregon, août 1972, Bruce Chatwin à sa femme Elizabeth :

"Il y a une montagne appelée Mount Pitt à l'extrémité du lac et des sentiers interminables dans les forêts. Je me suis promené au hasard sur le sentier de Brown Mountain COMPLETEMENT NU pendant une vingtaine de kilomètres sans rencontrer âme qui vive (1) sinon des cerfs et des oiseaux et ça m'a rendu très heureux".


Note de bas de page :

(1). Chatwin a été vu une fois par le gardien du lac qui a raconté la rencontre : "J'ai vu ce type qui marchait au loin dans les bois. Et ce con-là était à poil, sauf qu'il avait de grosses chaussures de marche. Il se baladait comme s'il était dans un camp de nudistes, chez lui. J'ai crié Hé vous ! Et il s'est retourné... et vous le croirez ou non, mais il s'était attaché des fleurs autour de la quéquette".

mardi 7 avril 2015

Relations (2)

L'adulte : - Et indubitable, tu sais ce que ça veut dire ?
L'enfant : - Tu vas continuer à me faire chier jusqu'au coucher ?!

L'ordre des choses

Visage anguleux
Au nez légèrement busqué
Aux joues creusées
A la bouche fermée
Et aux fines lèvres pincées
Il fallait qu'elle ait un regard éclatant
Pour l'égayer
Et ses yeux bleus
Quand elle releva la tête
Vinrent se poser sur moi
Tout doux et brillants.




lundi 6 avril 2015

Pause, c'est fini

Elles écrivent : elles ne peuvent être là
Elles s'en vont
On m'attend.
Et comment vas-tu ?
Et que fais-tu ?
Et que deviens-tu ?
Qu'elles ne soient pas là
Qu'elles aillent
Et cessent de s'excuser !




mardi 31 mars 2015

Bonne journée, amusez-vous bien !

L'adulte : "Et quand vous êtes amoureux, vous faites quoi ? Vous vous faites des bisous ?
L'enfant : Non, on joue !
L'adulte : Oh ?! Et quand vous n'êtes pas amoureux, vous faites quoi ?
L'enfant : On joue !"

(Life is a very serious Joke, Awa !)

mardi 24 mars 2015

D'un trait d'ailes

Il n'a vécu que quelques jours
Et puis s'est envolé, léger
Cet amour était un papillon.

Merci.

mercredi 18 mars 2015

Joie



L'ébullition, le bouillonnement
Laisser retomber
Appeler du rien
Ecouter ce qui vient
Ne pas opposer
Juste des trucs à vivre
Pas de conneries
Tout arrive
Ecoute
Et fais toi plaisir.

Je ne suis pas un autre

Je me souviens
La neige avait recouvert les chemins
Les chiens hurlaient
Dans la forêt
Et près du feu, ta main
Dessinait dans l'air
Des viens
Mon cher...

Du mal à me comprendre

Je ne suis pas un autre
Brûlait ma colère
Sous mes dehors les plus gentils
Mais quand les mots
Se firent habits
D'évidence
La colère brûlait
Je ne suis pas un autre
Consumait
Je ne suis pas un autre
Lavait
Je ne suis pas un autre
Quittait
Et je n'étais plus personne
A cet endroit-là.

mercredi 11 mars 2015

jeudi 5 mars 2015

Relations

L'adulte : - C'est un oxymore. Est-ce que tu sais ce que c'est qu'un oxymore ?
L'enfant : - Tu commences pas à me faire chier dès le matin !

samedi 28 février 2015

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28022

Un drapeau qui flotte au vent (mer calme), une plante qui sèche au soleil (lendemain de pluie), un chat dérangé dans son sommeil (sortons dans le jardin), une cage d'escalier (regarde il fait beau), et tout est pardonné.





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vendredi 27 février 2015

Après la pluie


Et d'ailleurs, si la pluie s'arrête (car elle s'arrête) et que le mauvais temps se termine (car il se termine), que peut-il donc y avoir d'autre qu'un ciel franchement bleu dans lequel rayonne le soleil ?
Et d'ailleurs, si le soleil se couche (car il se couche) et que le bleu du ciel disparaît (car il disparaît), que peut-il donc y avoir d'autre qu'une nuit noire dans lequel scintillent des étoiles ?
Et d'ailleurs, si les étoiles s'éteignent (car elles s'éteignent) et que la nuit noire s'éclaire (car elle s'éclaire), que peut-il donc y avoir d'autre qu'un jour de pluie ou de grand beau temps ?
Le brouillard, la pleine lune, le crachin, les froides journées bleutées, les nuits chaudes... tout cela qui se suit, coupé, emmêlé, incertain, mais toujours commençant et finissant.
Égal à nous.

samedi 21 février 2015

J'aime pas le 11ème

T'es dans un bar.
Tu sors fumer une clope.
Tu rentres dans le bar.
Tes potes sont plus là, tu les cherches.
C'est un autre bar.
Ils se ressemblent tous.

John-Ive, vendredi 20 février 2015, 22h35.

vendredi 20 février 2015

Amour

Faire confiance à l'autre dans ce qu'il est et ce qu'il fait.
Quelle meilleure preuve ?

jeudi 19 février 2015

Désir

La question est : quand ce après quoi l'on court s'est dérobé, que nous reste-t-il pour être et agir ?
Sans doute à première vue, soi et le sentiment de la vie.
Cette question sans cesse posée, pourquoi a-t-on tellement de mal à la comprendre ?

L'air est encore froid mais le printemps approche.
C'est déjà là.

mercredi 18 février 2015

18/708


Spring / Summer is coming
Cheveux au vent.

mercredi 11 février 2015

mardi 10 février 2015

Timbre

Ce n'est pas lui ou elle qui vous réjouit
C'est vous qui vibrez
Joie sans objet
Vous êtes toujours avec vous.

samedi 7 février 2015

Détente

Dans le tumulte
Ne rien attraper
Hors d'atteinte.

jeudi 5 février 2015

lundi 2 février 2015

La Flasque et La Fume - 5

La Flasque de févier est en ligne.
A goûter sans modération.

vendredi 30 janvier 2015

Constat

C'est con, il n'en traîne pas tant que ça dans les rues, les bars et les soirées.

(Les amplis, trop encombrants !)

Hypothèse

Je regarde cette page et me vient à l'esprit :
On dirait que les femmes à guitare me séduisent.

mercredi 28 janvier 2015

Certitude

Et puisque j'en suis à faire part de ce qui m'accompagne, une certitude dont j'ai pu m'assurer cette nuit encore au cours d'une de mes insomnies : Le Prince Miiaou.

(29.01.15 Gaîté Lyrique)

Petite découverte

mercredi 21 janvier 2015

Liberté d'être expression

Dans un monde idéal, on ne parlerait pas.
On ne parlerait pas pour exprimer autre chose que des nécessités de l'existence.
On dirait : "Va chercher du pain !"
On ne dirait pas : "Va acheter une baguette tradition" ou "un pain aux céréales" parce qu'on serait dimanche ou qu'on préférerait le pain complet et qu'on voudrait signifier un goût, un désir ou une volonté. On dirait simplement : "Va chercher du pain !" et celui à qui ça aurait été dit se retrouverait dans la boulangerie, face à lui-même, et libre de choisir le pain qu'il veut. Si ça se trouve, il pencherait pour le pain azyme. Et le premier, celui qui aurait commandé la course, le voyant revenir avec le pain azyme, comprendrait de quoi il s'est agi.

Dans un monde idéal, à son conjoint qui rentrerait après une grosse journée de boulot, on ne dirait pas : "Je t'ai préparé un bon petit plat pour te requinquer. Et je sais que tu adores l'osso bucco !" en pensant "J'ai bien fait, je suis gentil, tu peux m'aimer". Non, on accueillerait son conjoint d'un grand sourire, on le conduirait à table et on lui servirait des mets savoureux et chauds dont on sait qu'il les apprécie. On n'aurait rien à dire de plus et on lirait la gratitude dans le regard de l'autre qui n'aurait rien à dire lui non plus.

Dans un monde idéal, on n'aurait pas besoin de parler de soi, on ne parlerait pas de soi, et tout serait plus simple. Soi parlerait directement et tout serait expression.

Dans un monde idéal, on se regarderait les uns les autres et on se comprendrait. On comprendrait ce qu'on dit et ce qu'on est à nos gestes et attitudes. Et à se comprendre ainsi, sans indifférence, il y aurait beaucoup d'amour entre nous.

Dans un monde idéal, il y aurait beaucoup d'amour entre les gens, de la bienveillance et de la chaleur, pas de peur, ni de dogmes. Il y aurait la vie qui donne à chacun formes et couleurs et tous nous nous réjouirions de les voir exister, diverses, devant nous. Il ne nous faudrait rien de plus.

Évidemment, dans un monde idéal, les structures de la société donneraient à chacun la possibilité d'être soi. Ça passerait par l'éducation, les conditions matérielles d'existence, les loisirs, la considération. Ça serait à chacun, libre et responsable, de se chercher, se trouver, s'émanciper et se grandir. Alors, dans ce monde idéal, on ne chercherait pas à avoir plus, à accaparer, être au dessus, dominer. La parole n'aurait pas à endosser le rôle d'expliquer, justifier et légitimer des états de faits, ou les critiquer, les dénoncer et les faire exploser.

Car, dans notre monde à nous, on parle, on parle, on parle pour expliquer, se faire entendre, défendre et imposer notre point de vue ; on n'interroge pas beaucoup, on n'essaie pas tellement de comprendre, notre parole ne va pas de l'autre vers nous mais de nous vers l'autre, c'est un rayon puissant qui découpe et dissèque et dont on se sert pour définir et contrôler, pour dénoncer et disqualifier ; pour cajoler et rassurer et toucher et susciter l'amour ; on veut avoir raison et le faire savoir ; on veut faire remarquer et être considéré ; s'exprimer dans notre monde à nous est une lutte.

Or voilà qu'on exige la liberté de lutter, avec les armes que chacun se choisit et comme chacun l'entend : liberté d'expression, c'est dit.

Je demande : est-on vraiment libre quand on est engagé dans un combat ? Est-on vraiment libre quand, engoncé dans une culture et un système de valeurs, on défend un point de vue ? Est-on vraiment libre quand, apeuré, il nous presse de nous justifier ? Qu'est-ce que, in fine, on justifie ? (L'accessoire ou l'essentiel?) Et comment le fait-on ? (Avec chaleur et compréhension ou peur et dégoût et volonté de prendre le dessus ?). Peut-être est-ce le besoin irrépressible, l'obligation, la sourde envie, de dire quelque chose qui va à l'encontre de, qui s'ajoute à, qui contredit, qui discutaille ou polémique, que l'on entend défendre, non ?!

Car, la véritable expression à défendre est celle qui vient du plus profond de soi, qui n'est pas recouverte par les mots. Avant de vouloir dire, exigeons de pouvoir être. Pour cela, essayons de nous comprendre les uns les autres, nous comprendre tel que nous sommes, tous pareils et tellement différents, pareils dans notre nature, différents dans l'expression de cette nature justement ; reconnaissons que nous n'avons pas tous la même origine, la même histoire, la même culture, les mêmes valeurs, les mêmes goûts, les mêmes désirs et les mêmes besoins ; reconnaissons que nous sommes les mêmes hommes avant tout et que nous avons la même soif de vivre et de toucher à la joie. Donnons à chacun et reconnaissons lui le droit d'être qui il est, et de témoigner ici sa colère et son irritation, ici son dégoût, ici sa tristesse, là sa sympathie, là son rire et son enthousiasme, ici et là ce qui le traverse et le meut.

Ce monde idéal serait le monde dans lequel nous vivons si nous ne le masquions pas de nos conceptions et représentations. Défendons avant tout la liberté d'être chacun une forme de la vie, pas d'exprimer des conceptions étriquées, et somme toute très relatives. Dans un monde idéal, l'expression ne serait pas un lieu de tension mais la communication incarnée.

Dans un monde idéal, vivrait la liberté d'être expression.

dimanche 4 janvier 2015

La Flasque et La Fume - 4

Première récolte de l'année.
Au programme : patins, esprit joueur et rock and roll !
Chez votre revendeur.