vendredi 30 janvier 2015

Constat

C'est con, il n'en traîne pas tant que ça dans les rues, les bars et les soirées.

(Les amplis, trop encombrants !)

Hypothèse

Je regarde cette page et me vient à l'esprit :
On dirait que les femmes à guitare me séduisent.

mercredi 28 janvier 2015

Certitude

Et puisque j'en suis à faire part de ce qui m'accompagne, une certitude dont j'ai pu m'assurer cette nuit encore au cours d'une de mes insomnies : Le Prince Miiaou.

(29.01.15 Gaîté Lyrique)

Petite découverte

mercredi 21 janvier 2015

Liberté d'être expression

Dans un monde idéal, on ne parlerait pas.
On ne parlerait pas pour exprimer autre chose que des nécessités de l'existence.
On dirait : "Va chercher du pain !"
On ne dirait pas : "Va acheter une baguette tradition" ou "un pain aux céréales" parce qu'on serait dimanche ou qu'on préférerait le pain complet et qu'on voudrait signifier un goût, un désir ou une volonté. On dirait simplement : "Va chercher du pain !" et celui à qui ça aurait été dit se retrouverait dans la boulangerie, face à lui-même, et libre de choisir le pain qu'il veut. Si ça se trouve, il pencherait pour le pain azyme. Et le premier, celui qui aurait commandé la course, le voyant revenir avec le pain azyme, comprendrait de quoi il s'est agi.

Dans un monde idéal, à son conjoint qui rentrerait après une grosse journée de boulot, on ne dirait pas : "Je t'ai préparé un bon petit plat pour te requinquer. Et je sais que tu adores l'osso bucco !" en pensant "J'ai bien fait, je suis gentil, tu peux m'aimer". Non, on accueillerait son conjoint d'un grand sourire, on le conduirait à table et on lui servirait des mets savoureux et chauds dont on sait qu'il les apprécie. On n'aurait rien à dire de plus et on lirait la gratitude dans le regard de l'autre qui n'aurait rien à dire lui non plus.

Dans un monde idéal, on n'aurait pas besoin de parler de soi, on ne parlerait pas de soi, et tout serait plus simple. Soi parlerait directement et tout serait expression.

Dans un monde idéal, on se regarderait les uns les autres et on se comprendrait. On comprendrait ce qu'on dit et ce qu'on est à nos gestes et attitudes. Et à se comprendre ainsi, sans indifférence, il y aurait beaucoup d'amour entre nous.

Dans un monde idéal, il y aurait beaucoup d'amour entre les gens, de la bienveillance et de la chaleur, pas de peur, ni de dogmes. Il y aurait la vie qui donne à chacun formes et couleurs et tous nous nous réjouirions de les voir exister, diverses, devant nous. Il ne nous faudrait rien de plus.

Évidemment, dans un monde idéal, les structures de la société donneraient à chacun la possibilité d'être soi. Ça passerait par l'éducation, les conditions matérielles d'existence, les loisirs, la considération. Ça serait à chacun, libre et responsable, de se chercher, se trouver, s'émanciper et se grandir. Alors, dans ce monde idéal, on ne chercherait pas à avoir plus, à accaparer, être au dessus, dominer. La parole n'aurait pas à endosser le rôle d'expliquer, justifier et légitimer des états de faits, ou les critiquer, les dénoncer et les faire exploser.

Car, dans notre monde à nous, on parle, on parle, on parle pour expliquer, se faire entendre, défendre et imposer notre point de vue ; on n'interroge pas beaucoup, on n'essaie pas tellement de comprendre, notre parole ne va pas de l'autre vers nous mais de nous vers l'autre, c'est un rayon puissant qui découpe et dissèque et dont on se sert pour définir et contrôler, pour dénoncer et disqualifier ; pour cajoler et rassurer et toucher et susciter l'amour ; on veut avoir raison et le faire savoir ; on veut faire remarquer et être considéré ; s'exprimer dans notre monde à nous est une lutte.

Or voilà qu'on exige la liberté de lutter, avec les armes que chacun se choisit et comme chacun l'entend : liberté d'expression, c'est dit.

Je demande : est-on vraiment libre quand on est engagé dans un combat ? Est-on vraiment libre quand, engoncé dans une culture et un système de valeurs, on défend un point de vue ? Est-on vraiment libre quand, apeuré, il nous presse de nous justifier ? Qu'est-ce que, in fine, on justifie ? (L'accessoire ou l'essentiel?) Et comment le fait-on ? (Avec chaleur et compréhension ou peur et dégoût et volonté de prendre le dessus ?). Peut-être est-ce le besoin irrépressible, l'obligation, la sourde envie, de dire quelque chose qui va à l'encontre de, qui s'ajoute à, qui contredit, qui discutaille ou polémique, que l'on entend défendre, non ?!

Car, la véritable expression à défendre est celle qui vient du plus profond de soi, qui n'est pas recouverte par les mots. Avant de vouloir dire, exigeons de pouvoir être. Pour cela, essayons de nous comprendre les uns les autres, nous comprendre tel que nous sommes, tous pareils et tellement différents, pareils dans notre nature, différents dans l'expression de cette nature justement ; reconnaissons que nous n'avons pas tous la même origine, la même histoire, la même culture, les mêmes valeurs, les mêmes goûts, les mêmes désirs et les mêmes besoins ; reconnaissons que nous sommes les mêmes hommes avant tout et que nous avons la même soif de vivre et de toucher à la joie. Donnons à chacun et reconnaissons lui le droit d'être qui il est, et de témoigner ici sa colère et son irritation, ici son dégoût, ici sa tristesse, là sa sympathie, là son rire et son enthousiasme, ici et là ce qui le traverse et le meut.

Ce monde idéal serait le monde dans lequel nous vivons si nous ne le masquions pas de nos conceptions et représentations. Défendons avant tout la liberté d'être chacun une forme de la vie, pas d'exprimer des conceptions étriquées, et somme toute très relatives. Dans un monde idéal, l'expression ne serait pas un lieu de tension mais la communication incarnée.

Dans un monde idéal, vivrait la liberté d'être expression.

dimanche 4 janvier 2015

La Flasque et La Fume - 4

Première récolte de l'année.
Au programme : patins, esprit joueur et rock and roll !
Chez votre revendeur.