mercredi 19 août 2015

Une impression

Le mental ne peut comprendre ce qui de passe en nous profondément.

Ce qui se passe en nous profondément ressort de la génétique, de l'éducation, de l'environnement, de l'expérience, des habitudes. Ce qui se passe en nous est le fait de nombreux facteurs difficiles à discerner.
Le mental ne peut qu'attraper des bribes de ces mouvements et dire : "oh, c'est donc ainsi que ça se passe !" Ajouter : "qu'est ce que ce truc fout là ?! Ce truc devrait être ici !" Encore : "voilà, c'est bien, je vais pouvoir changer ceci, influer sur cela, être plus efficace, arriver à mes fins (ou je me sens plus fort, ou je suis cette personne et je vais devenir cette autre personne, etc)..."
Le mental n'est qu'une partie de la conscience. Il est mu par les mêmes ressorts que tout le reste. Un tic nerveux à la surface de la peau, c'est pour le muscle qui tressaille comme une nouvelle idée pour le mental.
Il ne faut pas lui accorder une plus grande importance. Le laisser jouer mais ne pas en faire le centre (ou le directeur) de notre vie.

Pour cela, élargir son champ de conscience. Peut-être passer par le corps ? Le corps est à même de nous faire saisir et comprendre beaucoup de choses. Un tic nerveux à la surface de la peau, qu'on laisse nous envahir, et c'est une situation qui s'éclaire. Au delà de ce que le mental pourra jamais, de lui même, embrasser.
Le mental quand il prend trop de place n'aime pas toujours le corps.

Nous sommes beaucoup plus vaste que ce que le mental nous fait croire que nous sommes : non limités, infinis et libres. Et c'est ce qui est fini, aux limites claires et asservi à ses besoins et ressources (notre corps) qui, chaque instant, s'en fait l'écho dans la conscience.