mardi 17 mai 2016

Du dedans vers le dehors




Regarder, sentir, témoigner.

Quiétude




La vache se soucie-t-elle du train qui n'est pas encore passé ?

Ville





Des maisons accrochées aux flancs des collines
Ainsi que les arbres, qui vont par légions
Du soleil qui tape, en plein, droit
Ou sinon de l'ombre, fraîche et humide
Mais pas la mer, la mer qui donnerait
A ces collines, ces arbres et ces maisons
Avec ce soleil et cette ombre
Un air de sud plus au sud encore.

Ces endroits où l'on vit.

Fusée




Des éoliennes
Par dizaines
Brassent le bleu du ciel.

Voyage en train.

Coupole




On aime bien, je crois, le béton, le verre et l'acier.


Attrape-nigaud





Imparable.
Le coup du chat.
Le soleil n'est pas mal non plus, dans son genre.

Vert




J'aime particulièrement le bleu. Mais un peu de vert ne fait pas de mal.

Sous les frondaisons.

Ping-pong




Je manque de temps et je m'en veux.
Ou je manque d'envie mais je ne veux pas le voir.
Un mois, le mois d'avril, sans un mot. Il a fallu une scène, la scène de cet homme se grattant le nez et retournant sur ses pas, pour que j'en aligne quelques uns.
Or je me rends bien compte que si je délaisse cette activité trop longtemps, je perds le fil.
Je ne me sens pas bien. J'ai quelque chose à faire que je ne fais pas.
Je sais que je dois y revenir et le pas s'allonge que je dois faire pour retrouver mes marques.
Mordu.
Troisième tentative.
Éliminé.
Quand c'est si bon : un disque dans la platine, du son. Des images devant les yeux, une ambiance qui émerge dans mon corps. Des sensations, des émotions. Le corps fournit la matière, le cerveau met en forme. Les touches claquent sous les doigts. Les habitudes reviennent avec le rythme de la frappe.
C'est une balle que l'on renvoie. Ping, pong.
Et, là, le temps (la durée) est aboli(e). Il n'existe pas. A qui manque-t-il ?